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vendredi, mars 20, 2026
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Ukraine : Trump et Poutine face à face, Zelensky dénonce un bluff russe

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 À quelques heures d’un tête-à-tête inédit en Alaska, Donald Trump et Vladimir Poutine s’apprêtent à discuter de l’avenir du conflit en Ukraine.

Entre promesse de « conséquences sévères » en cas de refus de cessez-le-feu, espoirs prudents des Européens et mise en garde de Volodymyr Zelensky contre un « bluff » russe.

   Demain, sur une base militaire américaine, Donald Trump et Vladimir Poutine auront un face-à-face décisif. Cette rencontre, scrutée par Kiev et les capitales européennes, pourrait ouvrir la voie à un cessez-le-feu… ou consacrer l’impasse.

Mercredi, Donald Trump a eu une visioconférence avec les dirigeants européens et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qu’il a qualifiée de « très bon appel ». Le président américain a exprimé son souhait d’organiser « rapidement une seconde rencontre entre le président Poutine, le président Zelensky et [lui]-même, s’ils veulent que je sois là ».

Mais il a aussi prévenu : « Si je sens que ce n’est pas pertinent parce que nous n’avons pas obtenu les réponses que nous devons obtenir, alors il n’y aura pas de deuxième rencontre. »

Des menaces fermes, peu d’illusions

Trump a menacé Poutine de « conséquences sévères » en cas de refus d’un cessez-le-feu vendredi, sans en préciser la nature. Mais il reconnaît que convaincre Moscou d’arrêter les frappes sur les civils reste illusoire :

 « J’ai eu beaucoup d’échanges constructifs avec lui et après, je rentre chez moi et je vois des missiles sur un immeuble et des morts dans les rues. Donc, non, ce n’est pas possible. »

Pour lui, cette rencontre en Alaska servira avant tout à « voir où on en est ».

L’Europe retrouve espoir

La visioconférence de mercredi a été accueillie favorablement à Bruxelles, Berlin et Londres. Ursula von der Leyen a salué une « très bonne conversation ». Friedrich Merz, chancelier allemand, estime, lui, que Trump « partage largement » la position européenne.

Quant au Premier ministre britannique Keir Starmer, il parle d’une chance « réelle » de cessez-le-feu. Pour la première fois depuis des mois, les Européens ont eu le sentiment d’être « un peu écoutés » par Washington.

Zelensky dénonce un « bluff »

À l’issue de l’échange, Volodymyr Zelensky a prévenu : « J’ai dit au président des États-Unis et à mes collègues européens que Poutine bluffait. Il tente de faire pression sur le front ukrainien avant la réunion en Alaska. La Russie tente de faire croire qu’elle est capable d’occuper toute l’Ukraine sans hésitation. C’est leur tactique. »

Sur la question d’un échange de territoires, que Kiev refuse catégoriquement, Trump aurait indiqué que cela devait relever « d’une négociation entre la Russie et l’Ukraine ». Une position qui rassure partiellement les Européens, inquiets de concessions imposées à Kiev.

Dès la fin de son entretien avec Poutine, Donald Trump a promis d’appeler Volodymyr Zelensky, puis les dirigeants européens. L’Alaska pourrait ainsi devenir le théâtre d’un tournant historique… ou d’une désillusion supplémentaire.

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